Cap au Sud, pour une petite semaine de vacances. Notre première destination est Rissani. Étape en grande partie consacrée à la visite des écoles et jardins d’enfants (JDE) qu’Azekka soutient en partenariat avec la Fondation d‘Arfeuille. Ce qui ne nous empêche pas de faire un peu de tourisme, en compagnie de M’Barka, et Abdelkrim, tous deux également très impliqués dans le projet.

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Rissani, ancienne capitale du Tafilalet est une ville sainte, connue pour être le berceau de la dynastie des alaouites dont est issue la famille royale. Pour nous, Rissani et ses alentours symbolise surtout les portes du désert, entre sable et rocaille. Et en cette période de l’année où le ciel est tout de bleu vêtu, et où la température dépasse déjà les 30°, l’atmosphère présaharienne prend tout son sens.

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Dans cet univers de terre et de poussière, surgit un arc en ciel de couleur. C’est l’école de Labtarni. Des écoles comme celle –ci, rénovée par la fondation d’Arfeuille et prise en charge par Azekka pour l’équipement et le fonctionnement des JDE, on en compte désormais une bonne douzaine. Elles sont facilement identifiables grâce à leurs murs colorés.

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Nous quittons Labtarni pour nous rendre au petit douar de Mansouria. Sur la place poussiéreuse des femmes enveloppées dans de grands noirs puisent de l’eau pour la maison. Un groupe d’hommes flanqués d’une ribambelle de gamins qui nous accueillis nous attendent pour nous faire visiter le JDE qu’ils voudraient tant que nous aidions. Après nous avoir offert le traditionnel thé à la menthe, ils nous invitent à les suivre à travers les ruelles du douar.

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A la sortie du village, Mansouria nous réserve une surprise. Au détour du chemin, nous découvrons les ruines d’une porte qui semble très ancienne. Nous sommes ici devant l’entrée principale de l’antique et fastueuse Sijilmassa.

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Sijilmassa, c'est la ville d'avant Rissani. Important centre religieux, mais aussi point de passage des caravanes sahariennes cette cité du VIIIe siècle prospéra pendant plus de 4 siècles grâce au commerce de l’or, de l’ivoire, du sel, d’artisanat local et aussi, bien malheureusement, des esclaves.

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D’écoles en jardins d’enfants, nous empruntons, au cœur de la palmeraie,  la jolie route touristique jalonnée de ksour et de casbahs en pisé qui sont autant de vestiges du temps passé.

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Un dédale de ruelles couvertes et sombres serpentent  à travers Ksar Guighlane offrant une tranquillité que seuls quelques enfants viennent gentiment perturber.

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Bâti sur un piton rocheux et malgré quelques constructions en béton à ses pieds, Ksar Tinghras semble s’être figé dans le temps.

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ksar Tabassamt. ksar Irara, ksar Amar, ksar Asarghin , ksar Ouled Abd el Halim le circuit passe devant  une quantité de forteresse aux noms étranges invitant au voyage et à la rêverie .

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Et Bien sûr, pas question de quitter la région sans aller à Merzouga, s’offrir le plaisir de faire quelques pas sur les premières dunes de  l’erg Chebbi. Spectacle immobile et pourtant sans cesse renouvelé.

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